Construire sur un terrain en pente

Comment construire une maison sur un terrain en pente

 

construire terrain en pente

 

Se surélever du sol en porte-à-faux ou sur pilotis

Avantages

  • respect du terrain naturel pour un impact minimum
  • faible volume des extractions de terres
  • vue dégagée / prise de hauteur
  • espace perdu utilisable
  • facilité d’adaptation aux très fortes pentes et autres terrains compliqués

Contraintes

  • accessibilité direct et au terrain compliqué
  • compléxité et coût probable du système porteur
  • attention au vent dominant

construire terrain en pente

 

S’encastrer

s’enterrer, 50% remblai et 50% déblai

Avantages

  • respect du terrain naturel
  • impact visuel faible / volumétrie, respect de l’environement
  • isolation thermique grace à la température constante de la terre
  • toiture terrasse utilisable

Contraintes

  • volume significatif des déblais/remblais
  • accès direct limité / accès au terrain plus compliqué
  • ouverture et cadrage limité des vues / orientation

 

Déplacer le terrain

poser à plat sur un terrassement

Avantages

  • accès direct et accessibilité au terrain
  • ouverture et cadrage multiples des vues / vues traversantes

Contraintes

  • non respect du terrain naturel
  • impact visuel / volumétrie du terrain remanié
  • volume des déblais/remblais
  • création d’ouvrage de soutènement / instabilité des talus et remblais

Bon à savoir !

Sauf cas exceptionnel cette solution n’est pas à retenir. Elle accompagne souvent la construction de maisons non conçues pour les terrains qui les reçoivent. Elle déforme les terrains et s’accompagne de la réalisation presque obligatoire d’enrochements ou de murs de soutènement de grande hauteur, pour la stabilisation des talus, qui dénaturent le paysage. D’une manière générale, la construction de soutènement de plus de 1 niveau est à éviter.

 

Exemple de réalisation sur un terrain en pente

Sur ce terrain à pente très forte où la roche est affleurante, la solution de se surélever du sol s’est imposée. La maison décline ses niveaux en cascade, ce qui permet la réalisation d’une grande terrasse accessible qui compense la difficulté d’utilisation du terrain. Un espace « sanitaire » a été créé entre la maison et le rocher pour limiter les infiltrations des eaux de ruissellement.

Ce terrain légèrement en contre-pente du versant ne présente pas d’intérêt en partie basse en raison de son orientation. La solution retenue a été d’organiser la maison en demi- niveaux sur le terrain naturel. L’entrée se fait en partie basse, le volume sur pilotis libère un espace utilisé pour garer les voitures.

Ici, une construction en cascade qui suit le terrain naturel à forte pente. L’accès principal se fait en partie basse, mais tous les niveaux de la construction sont également accessibles de plain-pied.

2 exemples d’encastrement dans le terrain. Pour résoudre le problème des ouvertures, le premier utilise des patios qui apportent la lumière au centre de la construction, les espaces « arrières » sont des espaces techniques ou de rangement utilisés comme espaces « tampons ». La construction est complètement protégée des vents dominants, et pratiquement invisible dans le paysage.

Ici, la construction se développe perpendiculairement à la pente, et s’ouvre latéralement sur des espaces traversants. L’espace du toit est utilisé pour garer les véhicules, l’accès est sécurisé pour éviter les chutes. la construction est peu visible dans le paysage.

Comment aménager et faire le terrassement d’un terrain en pente

Le mur de soutènement est un mur vertical qui permet de contenir des terres sur une surface réduite.

On trouve des murs de soutènement en pierres sèches, en moellons, en pierres de taille, en briques, en béton armé, en gabion, etc...

Un mur de soutènement (retenue de terre) doit être suffisamment solide pour résister à la pression et poussée des terres. C’est pourquoi suivant la hauteur de terre à soutenir, il y a plusieurs possibilités de construction.

Ce genre d’ouvrage n’est pas à prendre à la légère car de nombreux cas de fissuration, voire d’éboulement sont très courants, car les murs n’ont pas été réalisés dans les règles de l’art.

enrochement mal conçu

 


Quelque soit la solution technique que vous choisirez pour retenir vos terres et aménager votre terrain en pente, il est impératif que vous ayez les pièces suivantes :

    • le devis de l’entrepreneur

(ou du constructeur) décrivant précisément l’ouvrage : hauteur du mur, longueur, type de fondation, pose d’un drain, etc…

    • une facture !!!

sans elle, il vous sera impossible de vous retourner contre quiconque si votre ouvrage cède sous la pression de l’eau et de la terre (et oui, ça arrive !)

    • une attestions de l’assurance décennale du maçon

du terrassier ou de l’artisan qui réalisera le chantier

    • le respect des fondamentaux de la construction

si un béton armé doit sécher 21 jours pour acquérir 100% de sa résistance, ne remblayez pas au bout de 2 semaines !!!

    • pour des ouvrages supérieurs à 2,3 mètres de hauteur

demandez à votre artisan de s’appuyer sur un bureau d’étude indépendant (compter de 400 à 1500 euro le rapport) de façon à sécuriser le tout.

- En principe, jusqu’à 1,20m de retenue de terre, nous pouvons considérer qu’un mur en agglos creux peut être suffisant, à condition que celui-ci soit raidi par des agglos d’angle tous les 2,50m.

- De 1,20m à 2,30m un mur en agglos coffrants ou bloc à bancher, ferraillé et bétonné convenablement est en principe assez solide pour un mur de soutènement.

- Au-delà des 2,30m il faut faire une étude béton pour le ferraillage et la semelle, mais un mur banché est obligatoire pour ne pas voir le mur s’écrouler. Les semelles sont en général, décalées vers le côté de la terre à retenir Elles doivent être, ferraillées, larges mais pas obligatoirement épaisses. Toutefois comme des fondations, elles seront hors-gel et sur le bon sol.

mur beton armé

Dans tous les cas, il faut placer tous les mètres environs des barbacanes, afin d’ évacuer l’eau stagnant derrière le mur.

 

Les enrochements sont une solution économique pour remplacer un mur de soutènement en béton ou un coûteux ouvrage de génie civil; ils sont construits au moyen de grosses pierres choisies en carrière et placées à l’aide de camions grappins ou de pelles mécaniques, selon les accès.

Cette méthode de soutènement est très utilisée pour maintenir les talus.

enrochement terrassement

Ces "murs secs" constituent un élément "poids" capable de soutenir des masses importantes; n’étant pas maçonnés ils offrent une certaine flexibilité au tassement car avec le temps, les pierres se calent les unes sur les autres.

Il y a, bien entendu, la possibilité de les végétaliser afin qu’ils s’intègrent au mieux dans le paysage. Le choix de la pierre est également important.

Les bons réflexes :

  • prévoir un drain de façon à évacuer l’eau à partir de 1mètre, 1 mètre et demi de hauteur
  • un géotextile permet de retenir les terres
  • reposer sur le terrain naturel
  • tasser la terre au fur et à mesure du terrassement en amont de l’enrochement
  • au delà de 1m de haut, exiger des rochers calibrés (tous de la même épaisseur), plats, et d’une profondeur mini de 50cm
  • budget : compter 150 à 250 euro du m2 fourni posé

Mur de soutenement gabion

Boîte parallélépipédique fabriquée à partir de panneaux électro soudés à mailles rectangulaires en fil acier revêtu de zinc et pré remplie à l’aide de pierres.
Une boucle de levage est pré installée pour permettre la manutention de la structure.

 

Solution des murs bois en kit

mur de soutenement bois en kit

Composés de rondins de Mélèze fraisés, cette solution pourra être 100% végétalisée. Souvent en diamètre dix centimètres, le mur bois en Kit dégage un caractère naturel très marqué.


Le PLU (Plan local d’urbanisme) permet de structurer le développement d’une commune. C’est un document réglementaire qui règlemente le droit d’occupation des sols pour le futur.
Il sert de guide règlementaire à l’instruction des autorisations d’urbanisme (permis de construire, déclarations de travaux, autorisations de lotir, ...).
A l’intérieur du PLU se trouve des informations relatives aux mouvements de sol.

 

Définition des mouvements de sol

Il s’agit de la somme des hauteurs déblais + remblais. Par exemple si votre PLU vous donne droit à 1m de remblais + 1m de déblais le mouvement de sol maximum accepté sera de 2m.

 

Exemple extarit d’un PLU

 

Composition des talus et mouvement de sol :


D’une manière générale, les déblais-remblais seront réduits au strict minimum de manière à ce que les constructions soient réalisées de façon à s’intégrer harmonieusement à la pente naturel du terrain.
L’adaptation de la construction au terrain naturel avant travaux ne doit pas entrainer autour de la construction un déblai supérieur à 1m et un remblai supérieur à 1m.
De plus, la terre sera régalée en pente douce de façon à ce que le talus rejoigne le terrain naturel pour que dans les 4m de distance aux parcelle voisines, sa hauteur ne soit pas supérieur à 0.6m pour enfin aboutir en limite de parcelle au niveau du terrain naturel.
Les talus devront être plantés et végétalisés.
Un mur de soutènement intégré à l’architecture du bâti peut permettre une
meilleure adaptation au terrain naturel et un meilleur usage du sol et respecter ainsi l’esprit naturel des terrasses de la commune.

 

Faut il faire une étude de sol ?


Certaines zones du PLU l’exige (terrain compliqué, en pente, inondable, etc...)
D’autres zones de PLU ne l’exige pas.
Compter 2000 euro pour une étude de sol pour la construction d’une maison individuelle.

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